• Nouveau départ pour Un coin de verdure, qui change d'adresse et prend un coup de jeune :

     

     

    https://uncoindeverdure.wordpress.com/

     

     

     

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  • B
    ienven
    ue !


         Quelques pas qui nous emmènent loin des bruits et de la ville ; les feuilles qui craquent et la lumière tamisée par les plantes : c'est un endroit au-delà de tout. Ce lieu vivace appelle de sa petite voix de vent dans les branches. Un jeu d'ombres sur la terre humide, quelques fleurs dont les couleurs sont celles que préfère l'arrivant, à coup sûr. Il est dans un rêve réservé à lui seul, une utopie où le corps enfin se repose, sans plus d'identité ni d'interrogation.
         Il est tellement simple d'attendre là, au creux de cet imaginaire, caché derrière les feuillages, pour une sieste prolongée, un petit voyage jusque dans son moi serein. Mais l'on ne prend jamais le temps. Un souffle, c'est tout ce qu'il demande... Les yeux fermés au soleil qui descend déjà, assis sur le sol ferme et accueillant, l'ouïe tournée vers la végétation qui pousse à son rythme, lentement. L'eau qui monte jusqu'au bout, là-haut, près du ciel. Une tache bleue qui tranche avec le vert, ce vert de l'espoir qui nous entoure, lumineux.
         Un coin de verdure...
     


    Le blog contient quatre catégories :

    • Poésie : tous les poèmes
    • Étonnement : parce que l'étonnement est le premier pas vers la réflexion
    • Bonheur : il y a plein de raisons d'être heureux
    • Engagement : il y en a tout autant de se révolter

  • La serre des plantes carnivores
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  • Sensation horrible de ne plus maîtriser. Ne plus maîtriser rien du tout. La pesanteur reprend ses droits. On se croyait solide, on le croyait là, prêt à nous soutenir. On se croyait invulnérable, assuré. On croyait mettre le pied sur le fil, l'agripper, s'y accrocher intimement. Il aurait supporté notre poids sans broncher et nous aurait renvoyé vers le ciel. Mais on ne maîtrise plus. Le pied à côté, descente vertigineuse, chute sans retenue. On bat des bras, que dis-je on bat des ailes, on est blessé. Rien ne nous retient plus dans les airs : le fil est à côté. Notre pied est à côté. Et on tombe et on tombe et sa confiante solidité a complètement disparu. Curieux moment de suspension où l'on a le cœur dans la gorge, le pied dans le vide, et le centre de gravité qui chute interminablement.

     

    Philippe Petit

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  • J'aime à croire que ma vie fait partie d'un ensemble plus vaste englobant toutes les vies, un facteur qui me différencie de l'état des pierres ou encore des nuages. J'aime à penser que mon corps certes n'est qu'un objet matériel, organique, né de l'état de la pierre et voué à y retourner à ma mort. Je pense être moi-même bien peu de choses sinon mon corps lui-même. Cependant il est rassurant d'imaginer que l'étincelle de vie qu'on a en soi puisse provenir d'un ensemble plus vaste, une sorte de facteur vie, commun à tous les animaux, toutes les plantes, tous les êtres déjà nés et pas encore morts, et qui se reproduisent. À ma naissance ainsi a été glissé ce facteur vie dans mon corps (reproduction de celui de mes parents ?), ce qui me différencie des pierres, et à ma mort c'est lui qui se retirera, cessera d'exister ou peut-être simplement ira rejoindre les autres facteurs vie, ou encore ira habiter un autre corps. Pas sous forme de réincarnation, non, mais plutôt en tant qu'expression semblable d'une réalité plus grande, une réalité vie, équivalent de ce que certains appellent Dieu. Cette substance de vie, en elle-même, pourrait bien alors exister continûment, en-dehors de toute expression corporelle, et serait donc englobante de tous ses reflets corporels, tant et si bien, qu'avant comme après ma vie, je ne mourrais pas.


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