• Nous sommes le 6 mars, et nous sommes allés faire une balade en ski. Nous avons croisé plein de gens, qui de toute évidence profitent de ce dimanche après-midi, ensoleillé qui plus est, pour aller faire du ski aussi. Et ce qui est très surprenant (et très plaisant), c'est que tout le monde a le sourire jusqu'aux oreilles.

    Il y en a certains qui ont le sourire jusqu'aux oreilles quand ils vous croisent. Il y en a certains qui ont le sourire jusqu'aux oreilles quand ils vous regardent (ce qui au début, il faut bien l'avouer, donne des doutes sur ses propres aptitudes au ski de fond).

    Il y en a qui ont le sourire jusqu'aux oreilles avant de vous croiser, et ils vous donnent le sourire jusqu'aux oreilles.

    Il y en a qui ont le sourire jusqu'aux oreilles quand vous leur avez souri jusqu'aux oreilles, en les croisant.

    Il y en a qui ont le sourire jusqu'aux oreilles parce que vous leur avez laissé le passage sur la trace, et ceci concerne tout particulièrement les gentilles mamies suédoises, qui, ma foi, d'après les quelques expériences qu'on en a, sont des personnes très gentilles.

    Et puis il y en a qui ont le sourire jusqu'aux oreilles parce que ce sont de petits enfants qui se jettent dans la neige, et qui font mieux du ski que nous. Et parce qu'ils ont bien de la chance d'avoir été élevés dans ce pays.


    Il y en a qui ont le sourire jusqu'aux oreilles, tout le temps.


    votre commentaire
  • C'est si loin d'être ici ? Porter cette musique inconnue dans cet endroit familier, dans l'espoir de se rassurer et de se divertir à la fois. Mais il n'y a que le vide, et ces personnages qui glissent lentement, dans un sens puis dans l'autre, grotesques miniatures allant à reculons avant de refaire le chemin parcouru.
    L'odeur d'un voyage déjà lointain qui a emmené son soleil et sa joie.
    Le reflet de cette lumière désormais artificielle dans la fenêtre fermée, et les barreaux des volets gris qui étalent leur horizontale fadeur, derrière les spectrales images rose et orangé.
    Le bois noir et inégal, la poussière qui s'y est accumulée. Dur d'être seule. Aucun vis-à-vis n'est là pour nous forger une identité. Plus rien que ces meubles, ces affaires, témoignant d'une vie de passage, anonyme, sans relief. Et puis cette douleur au fond de la gorge, ce poids quelque part entre le ventre et la poitrine, peut-être au niveau du cœur, parce que les mots sortent trop vite, vides de sens, incongrus, menteurs. Des mots faux pour des sentiments qui n'admettent nulle parole puisqu'ils sont, au fond, le fruit de la solitude. Encore un mensonge ?
    Les sons qui s'éteignent, la foule en délire dans la petite boîte noire. Une voix qui parle sans qu'on n'y comprenne rien ; illusion de présence. D'autres gens ailleurs, mais tellement loin aussi ; illusion. Pensées divergentes, inutilité. Vide.
    Et surtout, dilemme. Expliciter et être dans l'erreur, ou garder pour soi ?
    Contact tiède, presque intime avec le papier. Douceur, blancheur. Vide.








    votre commentaire
  • Y'a peut-être que moi que ça fait rire...
    Mais ce n'est pas grave ! Je ris quand même.
    (
    20Q.net
    )


    20Q a gagné!

    Vous pensiez à une pastèque.
    Cela a-t-il des feuilles? Vous avez dit Peut-être, Je dis Non.
    Y en a-t-il de nombreuses variétés différentes? Vous avez dit Oui, Je dis Douteux.
    Contradictions détectées
    Peu importe que vos réponses se contredisent, le jeu modifiera ses réponses en fonction de ses connaissances générales. Si vous estimez que le jeu se trompe, la seule manière d'y remédier est de rejouer.






    Objets Semblables
    un melon, un concombre, une citrouille, une courgette, une pomme, une cacahuète, une grappe de raisin, une poire (fruit), un cantaloup (melon), un pamplemousse, un ananas, une fraise.



    Connaissance inhabituelle à propos de une pastèque
    Est-ce d'un usage courant? Je dis Douteux.
    Est-ce très gros? Je dis Probablement.
    Peut-on le trouver dans de nombreux styles différents? Je dis Non.





    Vous avez gagné!

    Vous pensiez à une société.
    Peut-on l'acheter? Vous avez dit Non, Je dis Oui.
    Peut-on le contrôler? Vous avez dit Cela dépend, Je dis Oui.
    Peut-on l'utiliser dans des lieux très reculés? Vous avez dit Oui, Je dis Non.
    Cela fournit-il une protection? Vous avez dit Parfois, Je dis Non.
    Peut-on le fabriquer? Vous avez dit Douteux, Je dis Oui.
    Contradictions détectées [...]

    Objets Semblables
    des vacances, le temps, l'histoire, un fantasme, un anniversaire, une année, un calcul (mathématique), une journée, un rêve, un mois, une mitochondrie, un divorce.

    Connaissance inhabituelle à propos de une société
    Cela vit-il au-dessus du sol? Je dis Probablement.
    Peut-on fabriquer quelque chose avec? Je dis Probablement.
    Peut-on s'en servir pour communiquer? Je dis Oui.
    Cela tient-il sur deux pattes? Je dis Probablement.
    Cela a-t-il des pieds? Je dis Oui.
    Cela peut-il stocker des informations? Je dis Oui.



    20Q a posé trop de questions


    Vous pensiez à la vérité.
    Peut-on le trouver dans une église? Vous avez dit Non, Je dis Oui.
    Contradictions détectées [...]

    Objets Semblables
    un nom, le cyberespace, la vue, un mot, un concept (une idée), une philosophie, zéro (nombre), les maths, une question, une langue étrangère, un mot doux, la loi.

    Connaissance inhabituelle à propos de la vérité
    Peut-on le trouver dans de nombreux styles différents? Je dis Non.
    Peut-on le chasser? Je dis Probablement.
    Cela fournit-il une protection? Je dis Oui.
    Cela transpire-t-il? Je dis Oui.
    Est-ce une variété de fruit? Je dis Oui.
    Cela aime-t-il courir? Je dis Probablement.



    Vous avez gagné!

    Vous pensiez à la Bourse.

    Peut-on le contrôler? Vous avez dit Généralement, Je dis Non.
    Peut-on l'acheter? Vous avez dit En partie, Je dis Non.
    Est-ce d'un usage courant? Vous avez dit Cela dépend, Je dis Oui.
    Peut-on en devenir dépendant? Vous avez dit Non, Je dis Probablement.
    Serait-on perdu sans cela? Vous avez dit Non, Je dis Oui.
    Peut-on le voir dans la vraie vie? Vous avez dit Non, Je dis Oui.
    Est-ce symbolique? Vous avez dit Non, Je dis Oui.
    Contradictions détectées [...]









    Objets Semblables
    des vacances, une assurance, une action (valeur), un langage de programmation, un impôt, l'argon, pi (le nombre), un compte bancaire, une théorie, un régime, une matrice (calcul), de l'uranium.



    Connaissance inhabituelle à propos de la Bourse
    Est-ce fragile? Je dis Oui.
    Est-ce très gros? Je dis Oui.
    Cela peut-il changer de taille? Je dis Oui.
    Cela transpire-t-il? Je dis Oui.
    Cela peut-il biper? Je dis Probablement.
    Peut-on fabriquer quelque chose avec? Je dis Probablement.







    votre commentaire
  •     Entrée par je ne sais où. Tout un univers clos, dont les parois se resserrent, peu à peu. Elles semblent palpiter, se diriger lentement vers moi qui attends leur étreinte, le cœur battant, les yeux hermétiquement fermés. Noir total, nulle sortie. Nulle interstice, juste des formes molles et changeantes. Un tout fait de moi-même et de ces murs infranchissables. Je peine à bouger, tandis qu'autour le monde se meut constamment. Inconfortable.
        Aucun repos ; je suis soulevée régulièrement, ballottée parfois, enfermée toujours. Incapable du moindre acte individuel, si ce n'est attendre, écouter passivement et remuer mes extrémités pour éviter qu'elles ne s'ankylosent. Attendre, longtemps.

        Le temps, marqué par cet entêtant rythme binaire qui résonne jusque dans ma poitrine. Le temps, ponctué de gargouillis dont je préfère ignorer l'origine, de sons étouffés qui me semblent appartenir à une dimension supérieure. Une seule idée au final : attendre, encore et toujours, dans cette prison dont j'ai même oublié l'existence.

        Mais voilà que les conditions se durcissent. J'éprouve toutes les peines du monde à rester éveillée ; mon corps s'endort, puis s'endolorit. Mes paupières, incessamment scellées, sont d'une lourdeur effroyable ; chacun de mes gestes me coûte, heurtant douloureusement la paroi distendue. Mes muscles protestent, mon cerveau crie famine. Le liquide m'entourant, dont bizarrement je n'avais pas conscience jusqu'à présent, se fait oppressant.
        Plus rien ne me parvient du lien qui m'enchaîne ici, bon gré mal gré. L'évidence s'impose : j'ai faim. La moindre parcelle de mon corps, la moindre cellule encore en vie réclame sa part de glucose et d'oxygène. J'entre périodiquement dans un état de transe, sujette à la fatigue puis au délire. Dans un de ces sursauts d'énergie, je comprends enfin. Non pas grâce à une hypothétique réflexion - je n'en suis plus capable. Mais grâce à cet instinct de survie martelant mon esprit accablé, cet instinct qui me pousse à trouver une issue.
        Bras qui se soulèvent en un dernier effort. Face à l'horreur du futur proche où la faim aura raison de moi.

        Je ne veux pas mourir. Je joue des pieds et des mains. Que j'aimerais détruire ces murs, assoiffée de vengeance envers le monde qui m'affame et m'asphyxie sournoisement. Violence. Les mouvements s'accélèrent sans que je ne puisse rien y changer. J'en profite pour ajouter mes maigres forces à l'ensemble, dans l'espoir illusoire d'écarter un peu ces limites fibreuses, trop proches, qui m'embrassent de leur mortelle épaisseur. Je ne veux pas mourir ! Faut-il se rendre à l'évidence ? Je suis perdue, je m'en rends compte ; ce monde m'aura finalement tuée. À quoi bon se révolter ?

        Ma tête trouve une anfractuosité. Puis un froid étrange, inconnu. Est-ce cela, la mort ? À moitié évanouie, tordue par la faim, je ne saisis même plus le cours des évènements. Convulsions, rejet. Je ne veux pas mourir... Soudain une vive douleur m'assaille ; mes yeux, mon nez, ma peau brûlent. C'est hurlante et violacée qu'enfin je découvre la paix. La sortie.











    votre commentaire
  •     Qui n'aime pas ces légumes ? De forme allongée, subtilement arrondie aux bouts et renflée à une extrémité, parfois plus ronde si l'espèce est destinée à être farcie ; à la tige délicatement crénelée, couverts d'une peau striée à la fois luisante, poilue et panachée de mille sortes de verts... la courgette est le mets estival par excellence. Descendante de l'illustre famille des cucurbitacées - qui a engendré la non moins illustre citrouille, ainsi que l'irrésistible courgette spaghetti (plus communément appelée corgietta) - elle se pare de tous ses atours pour séduire le gourmet. Et elle y réussit !
        Dévoilant à l'amateur ses doux pépins translucides, bien agencés dans sa pulpe croquante et moelleuse, la dame aime à surprendre. C'est pourquoi il est d'usage, avant de la préparer, de lui enlever la tête et le cul, pour des raisons évidentes.
        Il existe bien des manières de la savourer. Crue, étouffée, noyée, grillée, rôtie, fritée, mixée... Toutes se valent. Leur principal objectif est de faire varier les plaisirs ; car s'il est impossible de se passer de la courgette, il arrive parfois que sa consommation quotidienne sous la même forme lasse certains palais délicats !

        Et vous, comment préférez-vous ma dame ? En crème froide accompagnée de ses petits bâtonnets de courgette frite... Ou bien en gratin, mélangée à des œufs et recouverte de gruyère râpé (sans oublier la touche de muscade). Autre délicieuse possibilité, les rondelles de courgette revenues dans la crème fraîche avec du curry... Et pourquoi pas en dés crus enrobés de vinaigrette au miel ?

    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique