• Le fil

    Aspect technique

        Il y a deux grandes sortes d'utilisation du fil. Dans le domaine du cirque, on distingue
    - le funambule : il marche sur un câble tendu à grande hauteur et sur une longueur variable. Du fait de la distance à parcourir, le fil n'est pas très tendu même s'il n'est pas fait pour prendre du ballant. On voit des spectacles de funambulisme dans les villages, par exemple, où un câble métallique d'environ 1,5 centimètres (ou plus) est tendu entre plusieurs bâtiments. Il peut aussi être incliné pour augmenter la difficulté. Les funambules sont bien connus pour leur long bâton qu'ils tiennent à l'horizontale et qui leur sert à s'équilibrer (mais qui pèse parfois plus de 5 kilogrammes !).
    - le fil de ferriste : il pratique la "danse sur fil", à petite ou moyenne hauteur. Le fil est plus tendu puisque sa longueur dépasse rarement sept ou huit mètres (le mien fait 4,5 mètres), parfois plus fin. Le principe est simple : un support, un plateau à chaque bout monté sur un A, et le câble entre les deux qui tient le tout. Après, on marche dessus, vous l'aurez compris. Pas besoin de commencer à danser dès le début, des postures fixes et des marches plus tranquilles donnent un très bel effet.


    Aspect créatif

           De même il y a deux grandes manières de marcher sur un fil :
    - le pied dans l'axe du câble : pointer-glisser
    - le pied décalé : pas de course (réservé à la course, bien sûr, mais aussi à la danse, le tout sur petit fil)

        On peut tout imaginer sur un fil. Y marcher est une métaphore de la vie. En tomber euh... métaphore de la mort. Mais tomber ne se fait pas toujours mal, loin de là, quoique si vous êtes sur un fil d'1,5 mètre et que vous tombez avec une jambe de chaque côté... Hum adieu les enfants (à part d'avoir le bon réflexe de mettre ses mains, ce qui dans mon cas m'a évité bien des problèmes !). En réalité, faire du fil est une histoire d'inventivité. Après avoir persévéré quelques semaines et appris les bases, vous pouvez totalement vous lâcher. Marcher pour le plaisir d'être au-dessus du sol sans presque rien voir de votre support. Vous asseoir dans les airs. Vous balancer et sentir à la fois la résistance et la flexibilité du câble. Fermer les yeux, pieds et mains au contact du métal fibreux et glissant. Tourner, sentir le moment hasardeux où l'on perd l'équilibre avant de le recouvrer et de se retrouver dans l'autre sens. Arriver, avec un soulagement libérateur, sur le plateau bancale. Relâcher la tension dans les épaules, baisser les bras, faire taire sa concentration pendant une minute, et rester là sur ce perchoir instable mais rassurant, au-dessus des autres, pas loin par le corps mais à des années-lumière par l'esprit.


    Aspect corporel

        Il est difficile de croire que le fil puisse apporter de telles sensations. Outre ce plaisir universel de faire uniquement confiance à son corps et d'en profiter, je suis sûre qu'il y a d'autres facteurs. Ca peut paraître idiot, mais j'ai de suite pensé aux massages des pieds, qui sont tellement utilisés en médecine naturelle.
        Et oui, marcher sur un fil masse les pieds. Même plus : cela les laboure, les creuse, les torture. Cinquante kilogrammes sur une petite portion de pied large d'1,2 centimètre, seulement atténués par le chausson à moitié troué par les pointer-glisser répétitifs. Je me dis qu'il y a de quoi songer aux effets sur le reste du corps - si tout cela n'est pas un plan de charlatan. Donc voilà, après quelques recherches, je découvre
    ceci, qui me permet de renchérir sur les avantages et autres bienfaits hypothétiques du fil. Faire cette activité fera donc du bien à vos yeux, vos poumons, votre cœur et vos nerfs siatiques. Fabuleux. Qu'attendez-vous pour commencer, voyons ?

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