• Les aiguilles

    La lumière vacille, clignote, faiblit
    Dans votre propre monde, le temps ralentit
    L'air est si serein ; les aiguilles si légères
    Virevoltent sous le verre,
    Subtilisent ce qu'il reste de votre bourse,
    Egrainent vos faiblesses au doux son de leur course.
    Que ne puissiez-vous poursuivre ces trois follettes
    Véhicule obsolète.

    Mémoire encadrée dans leurs restreints intervalles
    Votre mémoire entame un dernier tour spectral.
    Le bien bel engrenage finit par gripper,
    Cessez de le contempler.
    Immuable ballet à l'imparable fin
    La lumière vacille, clignote, s'éteint.
    Oubliées dans l'ombre, les tiges immobiles
    Font silence malhabile.

    Etiez-vous une trotteuse déjà réglée,
    Dans cette horloge arrêtée ?
    Avez-vous seulement, depuis le temps, songé
    A ce qui vous attendait ?





















  • Commentaires

    1
    visiteur_Jean-Baptis
    Lundi 6 Février 2006 à 19:43
    Ca glisse seul. R?er comme du papier musique, sans accroche, c'est bien joli.
    Mademoiselle Alice, bravo, je m'incline bien bas.
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :