• A la va-vite
    Les yeux qui brillent
    Pas de joie mais d'irritation
    Pleins de révérencieuse admiration
    Les doigts courent et dansent et virevoltent sur ce qu'il semble être de l'ivoire
    Alors à la va-vite
    Les mots s'alignent
    La lumière frappe
    Eblouit lecteur et créateur
    A la va-vite
    On veut transmettre l'idée
    On veut faire passer
    Cet éphémère sentiment
    A la va-vite
    On laisse une brève trace de soi
    Plus brève que sa vie
    L'écrit n'enchante pas
    Normal
    A la va-vite
    Avant d'aller rêver
    Les mots s'alignent.




















    votre commentaire


  •     Grand auteur du XXème siècle, visionnaire avant l'heure d'un monde de science poussée dans ses extrêmes retranchements, il a écrit de nombreux romans d'anticipation ainsi que des nouvelles toutes plus intéressantes que les autres. Ses histoires amènent à réfléchir sur des sujets aussi vastes que la religion, la mort, le temps, plus gaiement l'asservissement des humains ou les relations familiales...

        Quelques-uns de ces écrits ont été transformés en films (Minority Report, Paycheck), ce qui a conduit à le faire connaître auprès d'un plus grand public.
        Pour le moment je n'ai lu que Ubik et Dans le jardin - bientôt Paycheck et les autres nouvelles qui sont éditées avec. Le premier est un roman aux sens entremêlés qui ne manquent pas de perdre son lecteur - le temps qui coule à l'envers, LA substance qui fait revivre (le pulvérisateur Ubik), les morts qui sont... encore vivants. Quant au deuxième, assemblage de nouvelles étonnantes et originales, il raconte l'histoire du pendu du square, ignoré de tous, celle du vocabulaire dévoilant l'arrivée d'extra-terrestres (du pur délire !), ou encore celle de la femme pour qui le monde avait été fait...

    votre commentaire


  •     De peur de dénaturer L'ESPRIT shadok par excellence, je ne ferai que citer ces quelques mots.

        Claude Piéplu (voix des Shadoks) :
        "Je dois tout aux Shadoks, avant eux je ne savais rien, à présent je n'en sais pas davantage, mais je sais que je ne sais rien et ce rien n'est pas rien car il crée un vide qui peut s'emplir de tout - c'est l'avantage du vide de pouvoir tout y mettre, l'ignorance et le savoir, c'est ce subtil mélange que beaucoup parmi les plus munis, dans cet irrésistible élan de solidarité, veulent bien partager avec les plus démunis dont je suis.[...] Oui, les Shadoks en comblant notre vide nous ont rendu l'espoir."

        Jacques Rouxel (créateur des meugnonounets Shadoks) :
        "C'était il y a très, très, très longtemps. En ce temps-là, il y avait... le ciel.
    A droite du ciel, il y avait la planète GIBI ; [...] à gauche du ciel, il y avait la planète SHADOK. [...] Au milieu du ciel, il y avait la TERRE."
        Le décor est planté : les planètes des gibis et des shadoks ne marchent pas bien, et ces petites créatures étranges décident donc d'aller sur la Terre, puisqu'elle a l'air de mieux marcher. Là débute un périple, une course contre... l'impossible, et des aventures toutes plus tordues et stupides les unes que les autres.

        Les Shadoks, des bestioles à IMITER !

        Court extrait de l'encyclopédie shadok, par Jacques Rouxel, merci infiniment à lui :

        "Philosophie :
    - Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
    - C'est en essayant continuellement que l'on finit par réussir. En d'autres termes : plus ça rate, plus on a de chances que ça marche.
    - Si ça fait mal, c'est que ça fait du bien.
    - Je pompe donc je suis. (oui, les Shadoks pompent, c'est bien connu !)
    - S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème.
    - C'est en forgeant que l'on devient musicien."

        Et maintenant, mon épisode préféré : le cours de logique shadok, par le Professeur Shadoko : LES PASSOIRES. (j'hésite à vous l'expliquer ici, ça perdrait tout son charme !)

    votre commentaire
  • Là-bas, au loin, et à droite,
    Vers l'est et sa mer secouée,
    Vers le sud aux douleurs moites,
    Vient de leurs branches nouées
    Le cri des écorces nues,
    Fendillées,
    Lâchant leur plainte ténue
    Dans le vent froid qui gémit :
    Les mimosas sont fleuris.

    Hier, demain, chaque année,
    Cycle à la joyeuse danse.
    Le temps passe, il renaît ;
    Vers le printemps, il s'avance.
    Les cerisiers dénudés
    De Céret
    Ne sont plus que vague idée
    Car bientôt tous grandiront,
    Les mimosas fleuriront.

    Soleils dans la tramontane,
    Au jaune vif et cuisant.
    Un dernier soupir émane
    De l'hiver agonisant.
    Les cent grains d'or se trémoussent,
    Belles grappes,
    Et leur éclat ne s'émousse
    Qu'auprès des chauds pissenlits :
    Les mimosas ont fleuri.




























    votre commentaire
  •     Une petite recette pour changer... J'aurais bien aimé ajouter une photo mais... Une fois terminée, tout le monde se rua dessus, et pouf, plus de tarte.


        Ingrédients

    Pâte brisée :
    - 240 g de farine
    - 120 g de beurre
    - 1 pincée de sel
    - de l'eau

    Garniture :
    - 3 citrons non traités
    - 80 g de beurre
    - 3 jaunes d'œufs
    - 250 g de sucre semoule

    Meringue :
    - 3 blancs d'œufs
    - 75 g de sucre glace
    - 1 pincée de sel


        Protocole expérimental (préparez les alambics)

    -> La pâte brisée, c'est quoi ?

        Alors, pour ceux qui n'en ont jamais fait, il s'agit de couper le beurre en petits morceaux et relativement vite pour ne pas qu'il fonde. On le mélange ensuite à la farine et on écrase les morceaux pour que toute la farine contienne du beurre. Attention, ce n'est pas une pâte sablée (où l'on écrase totalement le beurre en frottant les mains l'une contre l'autre), il faut donc garder des bouts entiers de beurre.
        Une fois que le tout est bien réparti, on ajoute peu à peu de l'eau - cuillère à soupe par cuillère à soupe. Surtout ne pas mettre trop d'eau ! Ensuite on amalgame le mélange jusqu'à former une boule qui puisse être malaxée, en rajoutant un peu d'eau au besoin.
        Après cela, mettre la pâte brisée au frigo dans du papier aluminium, et la laisser reposer pendant 1 heure (bien entendu ce temps-là sera utilisé à profit pour la suite des opérations).

    -> La garniture, on fait comment ?

       
    Procédons par ordre et par méthode :
    - D'abord, râper l'écorce d'1 citron (avec une râpe appropriée ou tout simplement la râpe pour les carottes) et réserver le zeste. Ensuite, presser tous les citrons et garder le jus dans un saladier.
    - A part, faire fondre le beurre (je dirais une vingtaine de secondes à puissance moyenne au micro-ondes, il ne faut pas qu'il cuise non plus).
    - Préchauffer le four à thermostat 7 (je crois que ça correspond à 220°C).
    - Mélanger les
    œufs et le sucre dans un grand saladier, et les remuer jusqu'à ce qu'ils blanchissent (le sucre doit être bien dissous).
    - Ajouter le beurre fondu (doucement pour ne pas cuire les
    œufs), le jus puis le zeste des citrons. Remuer vigoureusement !

    -> Et où elle est, la tarte ?

        Patience ! Maintenant, il faut attendre que la pâte brisée ait bien reposé. Ensuite, on la sort du réfrigérateur, on saupoudre le plan de travail avec de la farine, on s'arme de son rouleau à pâtisserie, et euh... on le repose parce qu'il faut commencer à l'étaler avec les mains.
        Après avoir fait un beau petit disque sans trop de déchirure, on reprend le rouleau pour l'étaler uniformément sur une épaisseur d'environ 3 mm et un diamètre qui corresponde à celui de votre moule (en comptant les rebords, bien entendu). La technique pour y mettre la pâte : découper et appliquer un rond de papier sulfurisé (pour éviter que cela accroche) dans le moule, plier momentanément le rond de pâte en deux, le soulever, le positionner et le déplier. A ce stade-là il faut bien vérifier qu'il n'y ait aucun trou, bien sur.
        Ensuite, remuer un dernier petit coup la garniture, histoire de bien l'homogénéiser, et la verser par-dessus de la pâte. Vous pouvez maintenant enfourner votre début de tarte, si possible bas (si elle est trop haute, le mélange se dorera trop vite, gonflera et finira par carboniser). Au bout de 20 min, vérifier que la cuisson se passe bien et prolonger au besoin de quelques minutes si le dessus n'est pas encore doré.

    -> Pendant ce temps-là...

        Oui pendant ce temps-là on ne chôme pas dans la cuisine ! C'est le moment de préparer la meringue. Dans un saladier assez grand, on met les blancs d'
    œufs, le sucre et la pincée de sel. Après avoir bien mélangé, on les monte en neige assez ferme (je préconise la batteuse électrique).
        Lorsque la tarte est cuite, la sortir du four et y étaler (avec un luxe de délicatesse) les blancs en neige. Après vous pouvez vous amuser avec votre cuillère et faire des petits dessins si ça vous chante. Le tout est de la remettre à cuire assez vite, à thermostat 7 toujours, mais plus haut dans le four pour que la meringue dore bien (environ 4-5 minutes).

    -> C'est fini ?

        En effet c'est terminé, il ne reste plus qu'à la laisser refroidir et à m'en dire des nouvelles (et des bonnes, j'espère).

    votre commentaire